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    Toulouse, la vie en rose

    MOYEN
    Écoute 9/2021
    Toulouse
    © milosk50/Shutterstock
    Von Camille Larbey

    Si Toulouse être surnommé,eden Beinamen habenest surnommée la « Ville rose », c’est à cause d’un matériau de construction. Dans la région, il n’y a pas de la carrière de pierresSteinbruchcarrière de pierres. Alors pour bâtirbauenbâtir les maisons, les l’hôtel (m) particulierStadtpalaishôtels particuliers, les églises et même la cathédrale, les Toulousains ont utilisé des la briqueZiegel(stein)briques. Pratique, car la région est riche en l’argile (f)Tonargile. au fil deim LaufeAu fil de la journée, sous l’effet de la lumière, la brique change de couleur. La ville devient alors rouge, marron(kastanien)braunmarron, orange... ou rose.

    Bien que Toulouse soit la quatrième ville la plus peuplée de France, avec environ 480 000 habitants, son centre-ville n’est pas très grand. On peut facilement le découvrir à pied. Les rues sont étroit,eengétroites. Pensez à lever les yeuxhinaufsehenlever les yeux pour admirer les richesses architecturales : tours, le clocherGlockenturmclochers, le belvédèreAussichtsturmbelvédères, façades à colombagesFachwerkà colombages ou de style Art déco... Si vous voyez une porte d’immeuble entrouvert, ehalb offenentrouverte, n’hésitez pas à la pousser : c’est peut-être l’un des nombreux hôtels particuliers de la Renaissance. Dans leur cour intérieure, le temps semble s’arrêter. Il y a encore une cinquantaine de ces hôtels particuliers, construits au XVIe siècle. Leurs propriétaires étaient souvent de riches le marchandHändlermarchands qui avaient faire fortunereich werdenfait fortune grâce au le pastelFärberwaidpastel, une plante permettant de färbenteindreteindre les tissus en bleu. Le centre historique est parfois un peu labyrinthique. Comment faisaient autrefois les habitants, sans GPS ? Ils regardaient les noms des rues mais aussi la couleur des la plaque de rueStraßenschildplaques de rue. À Toulouse, les rues dont le nom est marqué sur un fond jaune sont parallèles à la Garonne. Elles sont numérotées de l’de l’amontvon stromaufwärtsamont vers l’avalin Richtung stromabwärtsvers l’aval du fleuve. Mais les rues dont le nom est marqué sur un fond gris sont (plus ou moins) perpendiculaire àim rechten Winkel zuperpendiculaires à la Garonne. Leurs numéros partent toujours du fleuve. Un système bien pratique, qui a été cependant abandonneraufgebenabandonné en 1875 et remplacé par les plaques blanc et bleu que l’on connaît aujourd’hui.

    Toulouse a eu beaucoup de chance : contrairement à d’autres grandes villes françaises, ni la révolution industrielle ni les guerres n’abîmerbeschädigenont abîmé son architecture. Parmi ses le trésorSchatztrésors, la basilique Saint-Sernin. C’est la plus grande église romane de France, avec une la nefKirchenschiffnef aussi grande qu’un terrain de football. Aujourd’hui encore, c’est une étape indispensableunvermeidlichindispensable pour les le pèlerinPilgerpèlerins en route vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Et lorsque ces derniers étaient malades, ils se faire soignersich behandeln lassense faisaient soigner à l’Hôtel-Dieu Saint-Jacques. Ce vaste hôpital, situé sur la rive gauche de la Garonne, existe depuis le XIIe siècle. Mais les bâtiments actuels datent des XVIIe et XVIIIe siècles.

    Impossible de venir à Toulouse sans voir la place du Capitole. La grande croix à douze « pommes » (cercles), sur le sol de la place, est l’emblème de la ville et de sa région, l’Occitanie. Entrez dans l’hôtel de ville et admirez la salle des Illustres, une galerie avec des statues, des colonnes et des peintures aux murs et aux plafonds. En fin de journée, les Toulousains se retrouvent sur les bords de la Garonne pour profiter du coucher de soleil et de la vue imprenable sur le Pont-Neuf, un pont vieux de trois siècles et demi. L’ancien port, place de la Daurade, accueille une la guinguetteAusflugslokalguinguette où l’on peut sirotergenüsslich trinkensiroter un verre sous les lampions. C’est l’occasion de s’habituer au fameux accent des Toulousains.

     

     

    Des avions et des la fuséeRaketefusées

    Ces 100 dernières années, Toulouse a écrit son histoire dans le ciel et dans l’espace. Le ciel, d’abord. En 1918, l’entrepreneur Pierre- Georges Latécoère souhaite ouvrir un service de poste aérienne entre la France et l’Afrique du Nord. Cela semble impossible : « J’refaire tous les calculsalles neu berechnenai refait tous les calculs, dit-il à un ami. Ils confirment l’opinion des spécialistes : notre idée est irréalisable. Il ne nous reste plus qu’une chose à faire : la réaliser. » malgré touttrotz alledemMalgré tout, il ouvre une ligne aéropostale reliant Montaudran, juste à côté de Toulouse, à Dakar. Celle-ci traverse les Pyrénées, l’Espagne, la Méditerranée, puis longer qcan etw. entlangführenlonge les côtes du Maroc et de la Mauritanie. Pour sa compagnie aérienne, connue sous le nom d’Aéropostale, Pierre-Georges Latécoère engage des pilotes courageux. L’un d’eux deviendra mondialement célèbre : Antoine de Saint-Exupéry, l’auteur du Petit Prince.

    Toulouse se spécialise également dans la fabrication d’avions postaux, d’avions militaires et d’l’hydravion (m)Wasserflugzeughydravions. La la pisteStart- und Landebahnpiste de Montaudran, d’où décollaient les avions chargés de courrier, existe encore. Rebaptisée « la pisteStart- und Landebahnpiste des géants », elle abrite désormais un musée racontant la grande aventure de l’Aéropostale, un jardin recréant les paysages traversés par les pilotes, et une halle de 6 000 m² hébergeant les fameuses machines géantes (araignée, minotaure…) de la compagnie d’art La Machine.

    À partir des années 1950, Toulouse devient un pôle de l’aéronautique : l’État nationalise l’entreprise toulousaine Sud-Aviation pour construire de grands avions de transport de passagers, comme la Caravelle ou le Concorde, ainsi que des hélicoptères. Aujourd’hui, c’est Airbus qui fait la fierté de la ville. Entre le siège social, les usines et les bureaux d’études, l’entreprise emploie plus de 10 000 personnes dans la région. Ou 55 000 personnes, en comptant les le sous-traitantZulieferersous-traitants. On peut donc dire qu’Airbus a fait décollerstarten, abhebendécoller l’économie locale.

    Après le ciel, l’l’espace (m)Weltraumespace. Puisque la Ville rose possède un le savoir-faireKnow-howsavoir-faire en aérospatial,eRaumfahrtdéménageraéronautique, c’est ici que la France a développé son secteur aérospatial.

    Au début des années 1960, le Centre national d’études spatiales (CNES), alors situé en banlieue parisienne, déménagerumziehendéménage à Toulouse. Par la suite, la ville gagne le surnom de « capitale européenne de l’espace ». On y construit des satellites et des le composantBauteilcomposants pour les fusées. Un nouveau campus regroupant étudiants, le chercheurForscherchercheurs et industriels vient d’ouvrir. Le but : imaginer les avions du futur, ceux qui seront capables de voler dans l’espace. Comme le répète Alain Di Crescenzo, président de la Chambre de commerce et d’industrie d’Occitanie, la ville avoir pour ambition d’êtresein wollena pour ambition d’être la « Silicon Valley de l’aérospatiale ».

    Si vous avez, vous aussi, la tête dans les étoiles, faites un tour à la Cité de l’espace. Ce parc à thème pédagogique, ouvert en 1997, permet de découvrir des la répliqueNachbaurépliques de la fusée Ariane 5, du le vaisseauRaumschiffvaisseau Soyouz et de la station Mir.

     

     

    Claude Nougaro, l'occitan, les specialités culinaires... Laissez-vous séduire par la ville de Toulouse dans le numéro 9/21 d'Écoute.

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