FOLLOW US

 

    Tombouctou - La ville aux 333 saints

    DIFFICILE
    Écoute 5/2017
    tombocutou
    © Oversnap/iStock

    «La Perle Noire du désert ». C’est l’un des le surnomder Spitznamesurnoms de TombouctouTimbuktuTombouctou, devenue célèbre pour son exotisme et sa richesse. Située entre l'Afrique (f) sahariennedie Sahara-Länderl’Afrique saharienne et l’Afrique soudanaise, dans la vallée luxuriant,eüppig grünluxuriante du Niger, cette ville du Mali est restée inaccessible aux Européens jusqu’au XIXe siècle. Elle a ainsi longtemps être baigné,e de mystèresgeheimnisumwittert seinété baignée de mystères

    Ancienne colonie française

    Il existe plusieurs hypothèses sur la la significationdie Bedeutungsignification du nom « Tombouctou ». La plus connue vient du peuple qui fondergründena fondé la ville au XIIe siècle : les Touaregs. Dans leur langue, Tombouctou signifierait le « le puitsder Brunnenpuits » de « Bouctou », nom d’une vieille femme installée dans la région du Niger. Bouctou être chargé,edie Aufgabe habenaurait été chargée de veiller surbewachenveiller sur le puits des Touaregs en dehors des périodes de la transhumancedie Wanderschäferei mit jährlich mehrmaligem Wechsel der Weideplätzetranshumances. l'essor (m)der AufschwungL’essor de la ville est étroitementengétroitement lié aux échanges commerciaux transsahariens. La prospérité de Tombouctou au Moyen Âge vient de son rôle de marché où les Touaregs caravaniers venaient échanger leurs marchandises. Y négocierhandelnsont négociés essentiellement des manuscrits et du sel de Teghazza venant du Nord, de l’or, de l’l'ivoiredas Elfenbeinivoire, du le bétaildas Viehbétail et des les céréalesdas Getreidecéréales provenant du Sud, mais aussi des esclaves. Après la domination des Touaregs, la ville conquérirerobernest conquise en 1468 par le puissant empire Songhai qui y fait régner la paix.

    Et la richesse de la région, dont les grands voyageurs se font l’écho dans leurs récits, fascine les Européens.

    Tombouctou atteint son l'apogéeder Höhepunktapogée commerciale aux XVe et XVIe siècles. La cité regorgerim Überfluss besitzenregorge alors d’articles de luxe venus de Venise ou d’Orient. Et la richesse de la région, dont les grands voyageurs se faire l'échoerzählense font l’écho dans leurs le récitder Berichtrécits, fascine les Européens. En 1591, une grande la batailledie Schlachtbataille a lieu sur les bords du Niger à Tondini, entre une troupe marocaine et des soldats du Songhai. Leur la défaitedie Niederlagedéfaite met fin à l’empire Songhai qui devient une province marocaine dénommé,emit dem Namendénommée Soudan. Tombouctou est pillerplündernpillée et saccagerverwüstensaccagée par des le mercenaireder Söldnermercenaires espagnols, et ses le savantder Gelehrtesavants sont déportés au Maroc.

    En 1828, quand René Caillié, jeune explorateur français, découvre Tombouctou, ce n’est alors qu’une cité de la pierre crueder Lehmziegelpierres crues, sans l'éclat (m)der Glanzéclat. Par la suite, le Peulder FulbePeuls, Bambaras, Touaregs et les Toucouleurs (m/pl)die TukulorToucouleurs se succèdent à la la têtedie Spitzetête du pays jusqu’à la colonisation française qui débute en 1863. En 1960, le Mali devient indépendant mais la France conserve des liens étroits avec lui.

    le patrimoinedas ErbePatrimoine exceptionnel

    Parallèlement à la naissance d’empires puissants, le commerce à travers le désert du Sahara a permis la circulation du le savoirdas Wissensavoir, des idées et des religions, faisant arriver l’islam dans la région. En plus d’être un grand centre commerçant, Tombouctou se trouvait être, aux XVe et XVIe siècles, la métropole intellectuelle et religieuse de ces empires. Elle abriterhier: besitzenabritait une importante madrasa – l’université de Sankoré avec 180 écoles coraniques et 25 000 étudiants – ainsi que trois célèbres mosquées – celle de Djingareyber, de Sankoré et de Sidi Yahia. Kanga Moussa, empereur du Mali au XIVe siècle, réputé pour sa la piétédie Frömmigkeitpiété, être à l'origine (f)hier: in Auftrag gebenest à l’origine de la construction de la plus grande d’entre elles, celle de Djingareyber. De nombreux imams ont également vécu à Tombouctou et vénérerverehrensont vénérés comme de véritables le saintder Heiligesaints, d’où son surnom : « la ville aux trois cent trente-trois saints. » Des le tombeaudas Grabmaltombeaux monumentaux ont même été élevés aux imams les plus révéré,everehrtrévérés.

    À Tombouctou, les grands bâtiments ressemblent à des montagnes de terre hérissées de bouts de bois.

    On compte ainsi 16 mausolées. Mausolées et mosquées sont des exemples remarquables de l'architecture (f) de terredie Lehmbauweisel’architecture de terre. Ils ont été bâtis avec des techniques très particulier,èrespeziellparticulières, propres à la zone du Sahel. Les murs façonnerhier: errichtenont été façonnés à l’aide de la briqueder Ziegelbriques de terre crue. Des la brancheder Zweigbranches de palmier séchées y ont été insérées afin de les stabiliser, donnant aux monuments leur aspect si particulier. À Tombouctou, les grands bâtiments ressemblent à des montagnes de terre hérissé,egespickthérissées de le boutdas Stückbouts de bois.

    Ce patrimoine exceptionnel ainsi que la collection de précieux,sewertvollprécieux manuscrits conduit l’Unesco, en 1990, à déclarer Tombouctou site du Patrimoine mondial.

    la cibledie ZielscheibeCible des djihadistes

    L’architecture de terre crue est très sensible au le ruissellement de l'eauhier: das (ab)fließende Wasserruissellement de l'eau. Au bout de plusieurs siècles, les rares pluies et surtout l'urbanisation (f) sauvagedie Zersiedelungl’urbanisation sauvage endommagerbeschädigenont endommagé les structures de la ville. C’est pourquoi, entre 2005 et 2010, l’Unesco mène une grande campagne de la sauvegardeder Erhaltsauvegarde et de restauration des monuments de Tombouctou. La préservation du patrimoine est donc déjà entamerbeginnenentamée quand la guerre éclate en 2012.

    Profitant d’une révolte touareg dans le Nord du Mali, les djihadistes d’Aqmi (Al-Qaïda au Maghreb islamique) s'emparereinnehmens’emparent de vastes territoires et menacerbedrohenmenacent les vieilles cités de la vallée du Niger.

    Selon eux, l’islam qui y est pratiqué est hérétique. Le culte des imams saints ? Une superstition à supprimer.

    Tombouctou devient une cible culturelle privilégié,ebevorzugtprivilégiée pour les islamistes. Selon eux, l’islam qui y est pratiqué est hérétique. Le culte des imams saints? Une la superstitionder Aberglaubesuperstition à supprimer. Tombouctou reste sous le contrôle des djihadistes jusqu’au début de l’année 2013. Les armées maliennes, renforcé,everstärktrenforcées par une coalition menée par la France et les pays de l’Union africaine, reprennent la ville en janvier. Une fois la zone pacifiée, on a pu constater les destructions infligé,ezugefügtinfligées au patrimoine : 14 mausolées ont été détruits à coups de la piochedie Spitzhackepioche, les mosquées ont subi de nombreuses la dégradationder Schadendégradations. Juste avant le départ des djihadistes, 4 200 manuscrits qui restaient encore à Tombouctou ont également été brûlerverbrennenbrûlés.

    Réaction internationale

    face àangesichtsFace à ce vandalisme, la Cour pénaleder Strafgerichtshofla Cour pénale internationale prend une décision inédit,enie da geweseninédite : les l'auteur (m)der Verantwortlicheauteurs de ces destructions devront jugerverurteilenêtre jugés pour « crime de guerre ». La le procureurder Staatsanwaltprocureur Fatou Bensouda s’appuie sur les statuts de la Cour pénale internationale : « Les attaques délibéré,eabsichtlichdélibérées contre des bâtiments civils non protégés qui ne sont pas des objectifs militaires constituent un crime de guerre. Cela inclut les attaques contre les monuments historiques, tout comme la destruction de bâtiments dédié,egeweihtdédiés à la religion. » En septembre 2016, un premier djihadiste est condamné à neuf ans de prison pour avoir organisé la destruction de neuf mausolées et de la porte de la mosquée Sidi Yahia.

    L’Unesco lance ainsi dès 2014 un programme de reconstruction des mausolées, à partir des techniques architecturales traditionnelles.

    La communauté internationale ne se contenter desich zufriedengeben mitse contente pas seulement se contenter desich zufriedengeben mitde punirbestrafenpunir les vandales. L’Unesco lance ainsi dès 2014 un programme de reconstruction des mausolées, à partir des techniques architecturales traditionnelles. Près de 500 000 dollars sont investis. Le 4 février 2016 a lieu une cérémonie de la sacralisationdie Weihesacralisation des 14 tombeaux reconstruits.

    Pour l’Unesco, venir en aide à une population passe par la préservation de sa culture et de son patrimoine, véritables le repère identitairehier: die Identifikationsmöglichkeitrepères identitaires.

     

    Faire un exercice

    Neugierig auf mehr?

    Dann nutzen Sie die Möglichkeit und stellen Sie sich Ihr optimales Abo ganz nach Ihren Wünschen zusammen.