L’art de vivre à la danoise

    Stéphanie Barioz
    Von Stéphanie Barioz

    Depuis quelque temps en France, et plus encore à Paris, la tendance est de mettre du « hygge » dans son quotidien. Cela vous dit quelque chose ? Ce mot d’origine danois,edänischdanoise faire référence àverweisen auffait référence à un sentiment de le bien-êtredas Wohlbefindenbien-être, un état d’esprit positif, une atmosphère cosygemütlichcosy. On essaie d’être aussi heureux que les Danois. Traduits de leur langue ou de l’anglais, les livres de conseils pour mieux vivre selon ces le préceptedie Lehre, die Regelpréceptes faire florèsErfolg habenfont florès. On nous parle aussi du « lagom » à la suédoise, et je ne doute pas que bientôt ce sera au tour de l’art de vivre à la finlandaise… et peut-être un jour à l’allemande ? Bref, le marketing s’engouffrersich hineindrängens’engouffre lui aussi dans cette nouvelle brèche du bien-être et du mieux-vivre, avec des boutiques, des la gamme de produitsdie Produktpalettegammes de produits et des salons « hygge ».

    C’est intéressant tout de même. Donc essayons de reprendre ses espritswieder zur Vernunft kommenreprendre nos esprits et de retrouver notre bon sens. Comme en janvier on prend de bonnes la résolutionder Vorsatzrésolutions pour la nouvelle année, inspirons-nous de cette tendance nordique.

    On arrête de vouloir tout faire et de tout faire faire aux enfants : des cours de karaté, de dessin, de trompette...

    D’abord, on ralentit. On arrête de vouloir tout faire et de tout faire faire aux enfants : des cours de karaté, de dessin, de trompette, de yoga… Le week-end, au lieu de consulter les programmes de cinéma et de spectacles, puis de lire frénétiquement ses SMS avant de se précipiterstürzense précipiter dehors pour faire les courses et passer à la salle de sport, on essaie de se calmer. On s’habille de manière décontracté,elässigdécontractée et on enfilerüberziehenenfile de grosses chaussettes (l’indispensable du « hygge »), car on va rester chez soi, tout simplement. On met une la couverturedie Deckecouverture bien douce sur le canapé. On allume des bougies et on respire profondément. On fait chauffer l’eau pour du thé ou de la der Kräuterteela tisanetisane. On envisage d’inviter quelques amis pour partager un repas uniquement à base d’ingrédients bio ou locaux, mais surtout sans snobisme. Au lieu de faire les magasins, on programme une balade dans la nature ou on décide de s’occuper de ses plantes vertes sur le balcon.

    On se remet à lire des livres et des magazines en papier. bien entenduselbstredendBien entendu, on arrête l’l'addiction (f)die Suchtaddiction complète aux écrans. Une addiction qui, depuis quelques années, toucherbetreffentouche toutes les générations. Donc on dit stop à l’l'information (f) en continudie 24-Stunden-Nachrichteninformation en continu qui nous empêche de penser par nous-même. On dit stop à la lecture permanente de SMS et autres tweets dans la voiture, à l’arrêt de bus, en rendez-vous, au restaurant… On dit stop aux le téléchargementdas Herunterladentéléchargements de vidéos qui n’apportent en général pas grand-chosenicht vielpas grand-chose. On ose distribuer des l’interdit (m)das Verbotinterdits aux enfants : plus de selfies stupides, plus de téléphone portable pendant les repas en famille, plus d’Internet après 22 heures… On met l’iPhone en mode économique et on arrête de chercher partout et tout le temps la prise électriquedie Steckdoseune prise électrique.

    Tout cela n’est même plus nouveau mais décidémentwirklichdécidément, tous les ans, il faut se le rappeler. Bonne année !

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    Dieser Beitrag stammt aus der Zeitschrift Écoute 1/2018. Die gesamte Ausgabe können Sie in unserem Shop kaufen. Natürlich gibt es die Zeitschrift auch bequem und günstig im Abo.

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