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    Joséphine Baker, une chanteuse, danseuse et espionne au Panthéon

    MOYEN
    Écoute 14/2021
    Joséphine Baker
    Von Adjoa Lisse

    À l’issue d’un entretien en juillet dernier avec des personnalités qui plaident pour la « panthéonisation » de Joséphine Baker, Emmanuel Macron a accepté son intronisation. Le Panthéon est la nécropole des grands personnages dont l’État français honorer la mémoire de qnjs Andenken in Ehren haltenhonore la mémoire. Parmi les 80 « panthéonisés », on compte, entre autres, l’homme (m)/ la femme de lettresLiterat, Literatindes hommes et des femmes de lettres, des scientifiques, des politiques et des militaires. Octobre 1925. Dans la salle du Théâtre des Champs-Élysées, le public assiste à la la prestationDarbietungprestation d’une Noire qui danse presque nue, arborertragenen arborant une « la jupetteRöckchenjupette de bananes ». Joséphine Baker séduirebegeisternséduit rapidement l’auditoire parisien. Ainsi commence pour elle une carrière de danseuse, de chanteuse et d’actrice. Née en 1906 dans le Missouri, Freda Josephine McDonald, de son vrai nom, affectionnerhier: liebenaffectionne la danse dès sa tendre enfancevon klein aufdès sa tendre enfance et décide de tenter sa chancesein Glück versuchententer sa chance en France à l’âge de 19 ans. Après remporter un franc succèsgroßen Anklang findenavoir remporté un franc succès avec ses représentations de danse, la la vedetteStarvedette s’essaie à la chanson et enthousiasme le public, en particulier avec son titre J’ai deux amours, sorti en 1930. Au cinéma, même si le succès n’être au rendez-voussich einstellenest pas vraiment être au rendez-voussich einstellenau rendez-vous, elle interprète quelques rôles dans des films comme Zouzou et Princesse Tam Tam. Mais l’Afro-Américaine ne brille pas seulement dans le domaine artistique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Joséphine Baker s’engage dans la Croix-Rouge française et, dans l’armée de l’air, fait du contre-espionnage pour le compte de la Résistance. qc vaut à qn la Légion d’honneurjd wird wegen etw. in die Ehrenlegion aufgenommenCe qui lui vaut la Légion d’honneur en 1961. Au côté de Martin Luther King, Joséphine Baker lutte contre le racisme en soutenant le militant pacifiste en 1963, pendant la marche vers Washington pour les le droit civiqueBürgerrechtdroits civiques des Noirs américains. Elle meurt d’une l’attaque (f) cérébraleSchlaganfallattaque cérébrale en 1975 et enterrerbegrabenest enterrée au cimetière de Monaco. Elle entrera au Panthéon le 30 novembre prochain.

     

    Retrouvez l'interview d'Adjoa Lisse dans la partie compréhension orale A2 d'Écoute audio.

     

     

    Nous passons maintenant à la partie langue. Nous commençons avec de la compréhension orale. Nous avons le plaisir de recevoir Adjoa Lisse, membre de la rédaction d’Écoute. Elle a écrit un article sur Joséphine Baker dans le numéro 14/21. Son titre : Joséphine Baker, une chanteuse, danseuse et espionne au Panthéon.

    « Adjoa, quand tu as fait des recherches pour écrire une biographie de Joséphine Baker, qu’est-ce que tu as pensé ?

    – J’ai été fascinée par le personnage de Joséphine Baker, mais je me suis dit : « Pourquoi faut-il que la seule la vedetteStarvedette noire de l’époque danse à moitié nu,enacktnue avec des bananes ? »

    – Et ensuite ?

    – Ensuite, en trouvant plus d’informations sur sa vie, je me suis rendu compte que Joséphine Baker était plus qu’une danseuse frivole. En arrivant en France, elle a été surprise que les gens la respectent beaucoup plus que dans son le pays d’origineHeimatlandpays d’origine, les États-Unis. Il faut rappeler qu’à cause de la la ségrégation racialeRassentrennungségrégation raciale, Joséphine Baker n’aurait jamais pu faire carrière là-bas.

    – Tu peux nous rappeler quelques dates importantes de sa vie ?

    – Joséphine Baker est née en 1906 à Saint-Louis, dans le Missouri. À l’âge de 19 ans, elle a pris le bateau pour la France. Pendant la Seconde Guerre mondiale elle s’est engagée dans la Croix-Rouge française et dans la la RésistanceWiderstandRésistance. Elle a été espionne en Afrique du Nord. Elle lutterkämpfena lutté contre le fascisme et a risqué sa vie pour son le pays d’adoptionWahlheimatpays d’adoption et pour la liberté. Après la guerre, elle est restée en France. Elle a acheté un château dans le Périgord et a reçu la Légion d’honneur.

    – Elle n’a jamais voulu retourner aux États-Unis ?

    – Si, mais quand elle est arrivée là-bas, on lui a plusieurs foisrefuserverweigern refusé l’l’accès (m)Zutrittaccès à l’hôtel. Au restaurant, on ne l’a pas servie. Plus tard, elle est même devenue l’ennemie publique du gouvernement américain. En 1963, elle a participé à la marche pour les le droit civiqueBürgerrechtdroits civiques des Noirs Afro-américains à Washington, au le côtéSeitecôté de Martin Luther King.

    Elle est morte à Paris en 1975 et entrera au Panthéon le 30 novembre prochain.

    – Quelle vie ! Comment s’explique son triomphe en Europe ?

    au tout débutganz zu zu AnfangAu tout début de sa carrière, les Européens l’ont présentée comme une curiosité, comme ils le faisaient avec les Africains des colonies. Mais quand on regarde des vidéos de ses spectacles, on comprend qu’elleéchapper à qcsich einer S. entziehen a échappé à ce rôle : elle a charmé le public, par son énergie incroyable, son talent, sa liberté. En fait, pour les Européens, elle représentait la modernité américaine.

    – Et au début, elle a dansé presque nue…

    – Oui, ça a joué un rôle, c’est vrai ! »

     

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