Cafés de Paris

    DIFFICILE
    café paris
    Von Vincent Picot

    Boire son café en terrasse sera peut-être bientôt classer à l'Unescozum Unesco-Kulturerbe erklärenclassé à l’Unesco. C’est en tout cas le le souhaitder Wunschsouhait de l’Association pour l’inscription au le patrimoinedas (Kultur)Erbepatrimoine immatériel de l’Unesco des bistrots et terrasses de Paris, créée il y a quelques mois. C’est que les Parisiens sont attachés à leur petit rituel quotidien : prendre son « petit noir » (le café serréder starke Kaffeecafé serré) au le comptoirdie Thekecomptoir, siroterin aller Ruhe trinkensiroter un cappuccino en lisant Le Monde, savourer un « café noisette » (café avec une goutte de lait) en regardant les passants…

     

    Café des 2 Moulins

    Pour ce tour des meilleurs cafés de Paris, commençons par la butte Montmartre. Le Café des 2 Moulins (15 rue Lepic, 18e) est l’un des plus photogéniques du quartier avec son décor des années 1950 : vieux le zincdie Thekezinc cuivré,everkupfertcuivré, néons au plafond, miroirs et vue sur l’l'animation (f)das Treibenanimation de la rue Lepic. Une vraie carte postale ! Ce n’est pas un hasard si Jean-Pierre Jeunet a choisi d’y tourner son Fabuleux destin d’Amélie Poulain (2001). Audrey Tautou, serveuse dans le film, promenait son joli le minoisdas Gesichtchenminois de table en table. Depuis, le café est devenu un spot touristique au même titre queebenso wieau même titre que la basilique du Sacré-Cœur ou la place du Tertre. « Parfois, les touristes sont 200 dehors. Certains rentrent juste pour faire une photo, sans consommer. Je ne pas se gênersich keinen Zwang antunne me gêne pas pour mettre qn dehorsjn rausschmeißenles mettre dehors ! »,râlermeckern râle Guillaume, le le maître des lieuxder Besitzermaître des lieux. Avec 80 % de touristes comme clients, le Café des 2 Moulins est devenu une véritable tour de Babel. Le matin on peut entendre parler brésilien et japonais, et l’après-midi espagnol, allemand…

    Le meilleur moment pour s'attablersich (an einen Tisch) setzens’y s'attablersich (an einen Tisch) setzenattabler ? Tôt le matin ou en soirée, lorsque les groupes sont partis. On retrouve alors l’esprit de ce bistrot de quartier, avec ses l'habitué (m)der Stammgasthabitués, comme cette dame de 94 ans. Une ancienne trapéziste qui vient boire son soda tous les jours en ballerine depuis plus de 40 ans. Avec un peu de chance, on apercevra même Jean-Pierre Jeunet en personne promener son chien – il habite à deux pas d’ici. « Son » café lui a un peu échapperentgleitenéchappé. Les 2 Moulins appartiennent désormaisjetztdésormais au monde entier. Le le nec plus ultradas Nonplusultranec plus ultra est de commander la crème brûlée d’Amélie, le clin d'œildie Anspielungclin d’œil au film. « On en sert 220 par jour. Nous servons aussi six litres de café quotidiennement », précise Guillaume. Les fans d’Amélie Poulain jetteront un œil au mini-musée installé dans les toilettes : on y retrouve les le nain de jardinder Gartenzwergnains de jardin du film. Quant à l’l'affiche (f)das Plakataffiche géante placardé,eangeschlagenplacardée au fond du café, c’est une pièce unique, elle être dédicacé,eeine Widmung habenest dédicacée par le réalisateur.

    Mais les autres cafés du quartier valoir le détourden Umweg lohnenvalent aussi valoir le détourden Umweg lohnenle détour. Il est difficile d’en choisir un parmi ceux qui s'alignersich aneinanderreihens’alignent le long de la rue des Abbesses. Le matin, lorsque le soleil est là, tous nous invitent à commander un café, un croissant et un jus d’orange en terrasse…

     

    Le Bistrot du Peintre

    Restons sur la la rive droitedas rechte Seine-Uferrive droite, du côté de Bastille cette fois. Le Bistrot du Peintre (116 avenue Ledru-Rollin, 11e) plaît instantanément avec son décor Art nouveau. Tout a été restauré il y a six ans pour le plus grand bonheur des habitués.

    Comme on les envierbeneidenenvie ! Boire un café au comptoir nous plongereintauchenplonge d'embléeauf Anhiebd’emblée en pleine Belle Époque – le café a été créé en 1902. La la devanturedie Frontdevanture en bois afficherzeigenaffiche toujours « 10 centimes la tasse avec petit verre ». À l’intérieur, on s’attend presque à rencontrer des messieurs en le completder Anzugcomplet et des dames en robe victorienne. La décoration intérieure être un enchantementverzaubernest un enchantement avec ses la mouluredas Gesimsmoulures, son plafond peint, sa mosaïque au sol. Tout baigne dans une couleur chaude, jaune et caramel. Bien assis au fond d’une la banquettedie Sitzbankbanquette, des clients dégustent une fricassée de la volailledas Geflügelvolaille sauce la morilledie Morchelmorilles. La serveuse, 30 ans de service, connaît sa clientèle sur le bout des doigtsin- und auswendigsur le bout des doigts. Hervé, le patron, aussi : « Mes voisins se rouler sa première galochejm den ersten Zungenkuss gebense sont roulé leur première galoche ici ! Et un jour, Woody Allen est passé. On était en plein service. Il a jeté un œil à la salle. Il était en train defaire des repéragesauf Drehortsuche sein faire des repérages pour son film Minuit à Paris. » On se demande bien pourquoi Le Bistrot du Peintre n’a pas été choisi, lui qui est si cinégéniqueetwa: filmtauglichcinégénique. Le bon côté, c’est qu’on y est plus tranquille qu’aux 2 Moulins ! Le patron avoir l'art et la manièredie Kunst beherrschena l’art et la manière de faire parler ensemble deux personnes assises l’une à côté de l’autre qui ne se connaissaient pas. « On a une vraie fonction sociale. Et puis j’aime bien la politique de comptoir. En ce moment, il suffit de parler de la politique d’Anne Hidalgo (maire de Paris) pour que l’ambiance s'échauffersich aufheizens’échauffe très vite ! »

     

    Le Pure Café

    À quelques rues de là, Le Pure Café (14 rue Jean Macé, 11e) ravirbegeisternravira les esthètes du café à la parisienne. Voici la quintessence du genre. D’abord, il se trouve à un angle de rue, comme tous les cafés d’autrefois. Créé en 1890, il a changé de nom plusieurs fois (Le Café du Progrès, puis Les Cinq Points Cardinaux).

    Son décor, lui, reste délicieusement rétro : un comptoir circulaire, un plafond jaune comme la nicotine – mais on n’y fume plus. Au sol, les traditionnels le cassondie Scherbecassons, ces morceaux de le carrelagedie Fliesecarrelage cassés et dépareillé,eunterschiedlichdépareillés qui font tout le charme des vieux bistrots. Aux murs, des le carreau de faïencedie Steingutkachelcarreaux de faïence. Des banquettes capitonné,egepolstertcapitonnées et des petits rideaux pour l’ambiance intimiste. Pas d’l'écran (m) de téléder Fernseherécran de télé, pas de musique assourdissant,eohrenbetäubendassourdissante, mais une atmosphère ouaté,ewattiertouatée comme il faut. On sert le café toute la journée dans ce lieu chaleureux et lumineux. On resterait des heures, assis avec un bon livre, devant sa tasse. « Et le café est vraiment très bien ici », assure un habitué qui travaille dans un restaurant voisin… où on ne le sert pas aussi bon !

    La clientèle est mélangée : quelques trentenaires travaillant sur leur portable, des le quinquader Mittfünfzigerquinquas aux airs demit dem Aussehen vonaux airs d’artistes, des vieux habitués qui se laissent chambrer qnjn auf den Arm nehmenchambrer par le jeune serveur. Si on avoir un petit creuxHunger habena un petit creux, on peut tout simplement commander un tartare ou une la planchedie Platteplanche de fromages.

    Où trouve-t-on encore des le casse-croûteder Imbiss, die Brotzeitcasse-croûte au lieu de sandwichs ? Où peut-on boire un coup juste à côté de grandes collections d'art ? Dans quel établissement le café est-il  torrefierröstentorréfié sur place ? À découvrir dans le numéro de juillet d'Écoute.

     

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    Dieser Beitrag stammt aus der Zeitschrift Écoute 7/2018. Die gesamte Ausgabe können Sie in unserem Shop kaufen. Natürlich gibt es die Zeitschrift auch bequem und günstig im Abo.

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