Le naufrage de La Méduse

    DIFFICILE
    le radau de la Méduse

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    Jean-Yves, je suis sûr que tu connais le tableau de Géricault, Le Radeau de La Méduse ? (Das Floß der Medusa en allemand). Mais oui, bien sûr, c’est l’un des tableaux les plus connus du Louvre. Il faut dire qu’il est très impressionnant,ebeeindruckendimpressionnant, autant par la la tailledie Größetaille – il fait 5 mètres sur 7 –, que par le sujet. Pour ceux qui ne le connaissent pas, pourrais-tu nous en faire une rapide description ? Oui, bien sûr ! On y voit un radeau pris dans une la tempêtedas Unwettertempête. Sur cette l’embarcation (f)das Schiffembarcation qui menace de couleruntergehencouler, s’élève une pyramide de corps entassé,eaufgetürmtentassés, presque tous nu,enacktnus et lividefahllivides. Il y a des cadavres, des mourants, et quelques rescapés qui agitent des chemises en direction de l’horizon.

    En effet, Géricault a choisi de représenter la scène au moment où les passagers du radeau apercevoirbemerkenaperçoivent le bateau qui viendra à leur le secoursdie Hilfesecours. Le Radeau de La Méduse n’est pas un tableau né de l’imagination de Géricault.

    Il s’inspire d’un fait réel. Oui, d’un naufrage qui a eu lieu le 2 juillet 1816, et avait provoqué une immense émotion en France après le le témoignageder Augenzeugenberichttémoignage de deux des rescapés. Mais d’abord, pour comprendre l’l’objectif (m)das Zielobjectif de cette traversée, un peu d’histoire. En 1815, l’Angleterre restituerzurückgebena restitué à la France son ancienne colonie du Sénégal, et le royaume doit reprendre possession des lieux. Et bien sûr, il faut y envoyer des hommes : des soldats, des le fonctionnaireder Beamtefonctionnaires, des le colonder Siedlercolons et aussi le futur gouverneur de la colonie. La Méduse est l’un des cinq bateaux chargé de transporter ces hommes vers l’Afrique. La Méduse est une frégate, c’est-à-dire un le voilierdas Segelschiffvoilier de guerre d’une taille assez imposante. Au moment du naufrage, 395 personnes se trouvent à son bord. Que se passe-t-il le 2 juillet 1816 ? Pourquoi La  Méduse faire naufrage (m)Schiffbruch erleidenfait-elle naufrage ?

    Au départ, il y a une première l’erreur (f)der Fehlererreur, celle du choix du capitaine de La Méduse, Hugues Duroy de Chaumareys, qui n’a pas navigué depuis 25 ans. À l’incompétence de Chaumareys, se rajoute une extrême la vanitédie Eitelkeitvanité qui vont l’amener àzu etw. bringenamener à prendre des décisions absurdes et fatales. Et principalement, celle de s’aventurer dans une région particulièrement dangereuse, alors qu’on lui a chaudement recommanderempfehlenrecommandé de prendre la route la plus sûre. Et c’est ainsi que le 2 juillet, vers 15 h, La Méduse s’échouerauf Grund laufens’échoue sur un banc de sable, pourtant connu de tous les navigateurs.

    Et le bateau coulersinkencoule… Non, le bateau ne coule pas. Il est simplement immobilisé sur le banc de sable. La situation n’est donc pas désespéré,everzweifeltdésespérée, car on ne constate aucune l’avarie (f)der Schadenavarie. Le bateau ne coule pas ? Mais alors, pourquoi construire un radeau ? Pour espérer sortir la frégate du banc de sable, il faut d’abord la rendre plus légère. On construit donc ce radeau pour le charger d’une partie de la la cargaisondie Ladungcargaison du navire. Mais, malheureusement, une la tempêtedas Unwettertempête arrive et La Méduse renverserumwerfenest renversée par une énorme vague. Cette fois-ci les choses sont sérieuses et la frégate doit être évacuée de toute urgence. Ah ! Et c’est là que l’équipage se réfugiersich rettense réfugie sur le radeau ? Non, pas encore. le canot de sauvetagedas RettungsbootDes canots de sauvetage sont mis à la mer. Mais on s’aperçoit rapidement qu’il n’y en n’a pas assez. Les officiers et le principal responsable de l’l’échouage (m)das Strandenéchouage,  Duroy de Chaumareys, sont les premiers à embarquer dans ces chaloupes. Et dans l’l’affolement (m)die Panikaffolement général provoqué par la tempête, 150 soldats s’entassent sur le radeau qui ne fait que 20 mètres de long sur 7 de large. Ensuite ? Ensuite, le radeau partir à la dériveabtreibenpart à la dérive à 80 km des côtes africaines. Et cette dérive va durer près de quinze jours. Elle va tourner au le cauchemarder Albtraumcauchemar, et même à l’l’enfer (m)die Hölleenfer. Le radeau surchargé flotterhier: schwimmenflotte à peinekaumà peine, les hommes sont plongés dans l’eau jusqu’à la ceinture. Il n’y a presque rien à boire et seulement quelques biscuits à manger. Certains emportermitreißensont emportés par les vagues, d’autres être pris,e de folieverrückt werdensont pris de folie et se jettent à la mer. Au bout de deux jours de cette navigation effroyableschrecklicheffroyable, la moitié de ceux qui ont embarqués sur le radeau sont déjà morts. La faim et la soif deviennent rapidement impitoyablementerbarmungslosinsupportables. On assiste alors à des scènes de cannibalisme où des corps sont découpés et mangés. Les blessés et les malades sont impitoyablement jetés à la mer. L’l’hécatombe (f)das Massakerhécatombe est telle que quelques jours seulement après le naufrage, il ne reste qu’une quinzaine d’hommes sur l’embarcation. Le radeau de La Méduse va encore dériver une dizaine de jours, avant d’repérerentdeckenêtre repéré par un bateau. C’est ce moment-là que Géricault a décidé de représenter sur sa toile.

     

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