Pauline : versprochen ist versprochenChose promise, chose due, je vous propose de retrouver la suite de l’interview que la célèbre autrice française Leïla Slimani a bien voulu accorder à écoute. Je vous le rappelle, J’emporterai le feu, le troisième tome de sa trilogie consacrée à l’histoire franco-marocaine de sa famille, vient de sortir en Allemagne.
Pauline : Leïla Slimani, on vous parle souvent de votre franco-marocanité, on vous demande si vous vous sentez française et marocaine à la fois, bref, on vous parle beaucoup de votre identité. Cela ne vous peser à qnjdm zur Last fallenpèse-t-il pas irgendwannau bout d’un moment ?
Leïla Slimani : Si, en avoir marre de qcvon etw die Nase voll habenj’en ai marre, puis ça me paraît complètement zwecklosvain. De toute façon, il n’y a aucune manière de répondre de manière juste à cette question. Non seulement ça évolue, mais en fait c’est absolument nicht greifbarinsaisissable. Et c’était pour ça que j’ai eu besoin d’écrire 1 200 pages pour essayer de répondre à cette question, et pour finir par dire qu’en fait c’est impossible de répondre à cette question. Parce que l’identité, je ne crois pas du tout, contrairement à ce qu’essaient de nous expliquer certains politiques ou certains démagogues, je suis absolument überzeugtconvaincue que ça ne peut pas s’enfermer dans une petite hier: Schubladecase, que c’est impossible de dire exactement ce que l’on est, et je ne comprends pas, et ne comprendrai jamais, le fait qu’on puisse faire de l’endroit où on est né, du Zufallhasard de sa naissance, l’objet d’une Stolzfierté qui dépasse tout et qui nous donne le sentiment d’être différent des autres. im GrundeAu fond, moi plus le temps passe et moins je me sens différente des autres. Oui, hier: zwarcertes, je sais que je suis 100 % marocaine et 100% française parce que je ne pense pas que l’identité se découpe en morceaux, mais je me sens aussi citoyenne du monde, je me sens aussi très étrangère parfois, je me sens... Très verbundenattachée de manière très différente à mes deux pays, un attachement qui est plus lié à l’enfance, à des émotions très profondes pour le Maroc, un attachement très différent vis-à-vis de la France qui est plus lié à mon amour pour cette langue, pour cette culture, pour Paris où j’ai vécu pendant 20 ans. Mais voilà, c’est l’histoire d’une vie, une identité, ça évolue au fil du temps, c’est plein de Kummerchagrin, c’est plein de... C’est plein de Enttäuschungdéceptions parfois, c’est plein aussi d’amour, de souvenirs, c’est impossible à hier: etw umreißen (Thema)circonscrire et ce n’est pas du tout ce que je cherche à faire dans le livre, mais à dire que tous les gens, tous les individus dans nos livres ont un certain rapport à leur identité, ils la poursuivent et ils essayent à la fin juste de savoir qui ils sont en tant qu’être humains. Et finalement, ce n’est jamais ce qu’il y a écrit sur le passeport qui permet de répondre à cette question.