Saint-Tropez, en vrai

    DIFFICILE
    Écoute 3/2026
    Saint Tropez
    © iStock.com
    Von Chakri Belaïd

    Ah ! Saint-Tropez, ses immenses yachts, sa jet-set et ses Nachtclubboîtes de nuit bling-bling… Cette image, de nombreux touristes l’ont en tête lorsqu’ils se rendent dans ce mythique village du Var. Et pourtant, « cette image cache la véritable Seeleâme tropézienne », regrette Frédérique, guide très expérimentée dans l’ancien village de pêcheurs devenu Badeortstation balnéaire. « Moi, je veux montrer l’autre visage de la ville : son histoire, ses habitants, les jeux de lumière si particuliers sur l’eau de mer. Tout ce qui a séduit ces peintres venus ici à la fin du XIXe siècle ». Car Frédérique, comme beaucoup d’autres Tropéziens, en est convaincue : ce lieu qui se retrouve si souvent dans les pages des Boulevardblattmagazines people pour son luxe hier: extravagantflamboyant et son glamour possède aussi un tout autre visage, bien plus intéressant. Et c’est justement pour découvrir cette âme tropézienne que je suis ici, avec Frédérique à mes côtés.  

    Un petit port de pêche

    Nous commençons dans le Jachthafenport de plaisance, quai Suffren. Entre le mythique Café de Paris et les yachts de luxe, s’élève la statue du « Vogtbailli de Suffren », Pierre André de Suffren de son vrai nom. Enfant du pays, il fut, au XVIIIe siècle, un gefürchtetredoutable commandant de la marine française. Sa statue est un peu la mascotte du village. Autrefois, les jeunes s’amusaient à la coiffer qn de qcjdm etw aufsetzencoiffer dun chapeau ou à la couvrir de Fischernetzfilets de pêche. Rien d’étonnant pour Frédérique, qui rappelle que « Saint-Tropez a toujours été tourné vers la mer. Après Marseille et Toulon, c’était, à l’époque de Suffren, le troisième port de commerce de la Méditerranée française. » 

    Avec la concurrence du rail, le commerce maritime a décliné à la fin du XIXe siècle. Le port de Saint-Tropez est devenu un friedlichpaisible et modeste port de pêche. J’imagine l’ambiance de l’époque… Sur les quais, des marins sèchent les filets de pêche au soleil, avant de stocker leur matériel dans des hangars situés au pied des façades qui bordent le quai. Je reviens à la réalité, car cette époque n’est plus. Les Schiffnavires des plaisanciers ont remplacé les bateaux de pêche et les restaurants ont investi les anciens hangars de pêcheurs. À première vue, cet ancien monde n’a pas laissé de traces…

     

    Saint-Tropez, rendez-vous estival de la jet-set, retrouve son vrai visage hors saison. Notre auteur s’y est rendu. À lire dans écoute 3/26.

     

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