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Transcription
Pauline : Franchement, à Strasbourg, il y a des lieux qui surprennent. Je ne savais pas, par exemple, que la ville comptait un musée du vodou. Oui, vous avez bien entendu, du vodou ! Si vous ne savez pas ce que c’est, Adeline Beck, commissaire du musée, vous en dit plus.
Adeline Beck : Il y a beaucoup de clichés sur le vodou, notamment à cause des films de Hollywood et de Haïti, parce que le vodou a voyagé en Haïti, en Louisiane et à Cuba. Mais le vodou originel, il vient vraiment d’Afrique de l’Ouest, donc Bénin, Togo, Ghana et Nigeria. Et c’est une religion, une philosophie de vie qui permet de célébrer les moments importants de la vie, les mariages, les naissances. Ou alors, si vous êtes malade et que vous voulez gesund werdenguérir, vous allez faire une cérémonie avec un Priester/-inprêtre vodou, voilà. Alors de temps en temps, on va avoir quelqu’un qui veut jdn verwünschenjeter un sort, mais ça c’est vraiment plus rare. C’est pas le côté le plus important du vodou, qui lui est de protéger la vie, la fertilité, la Fruchtbarkeitfécondité, qu’il n’y ait pas de Dürresécheresse ou de tempête.
Pauline : Le musée du vodou se situe dans un ancien Wasserturmchâteau d’eau, qui servait il y a longtemps à etw versorgenalimenter les locomotives à la vapeurDampfvapeur de la gare, pas très loin. Désormais, ce château d’eau propose vraiment une ambiance à part, hors du monde, je dirais presque betörendenvoûtante. Les 220 pièces de l’exposition permanente sont des statues, des Schädelcrânes ou des objets du quotidien qui ont servi au culte vodou. Adeline Beck nous explique comment un lieu si außergewöhnlichinsolite est né dans la capitale de l’Alsace.
Adeline Beck : Donc le musée vodou, il a ouvert il y a onze ans à peu près. C’est un musée privé qui appartient à Monsieur Arbogast, ainsi qu’à son épouse. Et lui, professionnellement, il a été GeneraldirektorPDG de la Brauereibrasserie Fischer- Adelshofen damalsà l’époque et il voyageait souvent en Afrique, notamment pour chasser. C’était une de ses passions. Mais rapidement, dans les années 1970, il a, il est tombé amoureux du vodou. En fait, il plötzlich auf etw stoßenest tombé nez à nez avec des statuettes là-bas, des statuettes magiques. Il a commencé à y plonger un peu dedans, à se renseigner, à s’informer sur comment ça fonctionne. Et il a commencé à etw (auf-) bauenbâtir ce qui est devenu aujourd’hui la plus grosse collection du monde qui se trouve donc à Strasbourg. Et il a décidé de l’installer dans un château d’eau qui est inscrit à l’inventaire des monuments historiques, qui a été construit par les Allemands et qui fait aussi partie de ce qu’on appelle le (Kultur-) Erbepatrimoine de la Neustadt, parce qu’il voulait que sa collection reste en Alsace, vu que c’était en Alsace qu’il avait réussi sa vie. Il voulait offrir ça aux visiteurs alsaciens et alentours.
Pauline : D’après Adeline Beck, les visiteurs qui se rendent dans le musée sont parfois des néophytes, des personnes qui ne savent rien sur le vodou et veulent découvrir ce culte, et parfois des personnes qui en savent plus et veulent, par exemple, voir une pièce en particulier. übrigensD’ailleurs, j’ai demandé à Adeline Beck quelle était sa pièce préférée dans le musée et cela tombait bien, puisqu’elle se trouvait juste à côté de nous.
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