Paris se vide

    MOYEN
    paris
    Von Camille Larbey

    Entre 2009 et 2014, Lyon, Marseille et Lille ont gagné en nombre d’habitants. La capitale, elle, en a perdu 14 000. Récemment, le phénomène s’amplifiersich verstärkens’est amplifié : sur l’année 2016, la population de Paris a diminué de 9 000 habitants. La « Ville lumière » n’attire-t-elle plus ? L’explication est plus subtile.

    Paris fait partie des cinq villes les plus attractives au monde. Pourtant, elle perd chaque année un peu de ses habitants.

    Paris fait partie des cinq villes les plus attractives au monde. Pourtant, elle perd chaque année un peu de ses habitants.

    Ce paradoxe s’explique tout d’abordzunächsttout d’abord par une baisse de la natalité. Le le solde natureldie Zuwachsratesolde naturel (c’est-à-dire la différence entre le nombre de le décèsder Toddécès et le nombre de naissances) est faible. Toutefois, ce phénomène est identique dans le reste du pays. Durant les années 1980, il y a eu beaucoup moins de naissances en France. Il y a donc logiquement moins de femmes aujourd’hui pour avoir des enfants.

    Ensuite, Paris est une ville chère. Très chère. Le prix moyen du le mètre carréder Quadratmetermètre carré y est de 8 400 euros, contre 3 150 euros dans les départements voisins d’Île-de-France (Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne...). L’achat d’un appartement est donc difficile pour les classes moyennes. La la locationdie Mietenlocation aussi est hors de prixunerschwinglichhors de prix : 29 euros le mètre carré, contre 12 ou 14 euros dans les départements limitropheangrenzendlimitrophes. Depuis août 2015, la loi Alur permet de ralentir qcetw. Bremsenralentir l’l'augmentation (f) des loyersder Anstieg der Mietenaugmentation des loyers parisiens. Mais ses effets ne sont pas encore tangiblespürbartangibles. Les jeunes et les célibataires peuvent habiter facilement dans des petits appartements ou en la colocationdie Wohngemeinschaftcolocation. Mais les couples avec enfants sont obligés de franchirüberquerenfranchir le le périphériqueder Ring um Parispériphérique s’ils veulent un peu plus d’espace pour vivre confortablement. À cela s’ajoutent le stress, le bruit, la pollution, et le coût de la vie. Des raisons qui inciter àdazu verleitenincitent les Parisiens inciter àdazu verleitenà déménager en province.

    Si rien n’est fait, la ville ne sera plus habitée que par... les touristes !

    L’augmentation du nombre de le logementhier: die Wohnunglogements mis en la location saisonnièrehier: die Ferienwohnunglocation saisonnière sur les plateformes en ligne aggrave la situation. Avec plus de 40 000 annonces sur Airbnb, Paris est la première destination mondiale du site. Dans certains quartiers comme Montorgueil et le Marais, le nombre d’appartements à louer à l’année a diminué de 50 %. La mairie a déjà commencé à prendre des mesures « anti-Airbnb ». De plus, il y aurait près de 100 000 la résidence secondaireder Zweitwohnsitzrésidences secondaires, soit autantebenso vielautant de logements inaccessiblehier: nicht zur Verfügung stehendinaccessibles pour ceux qui veulent habiter la capitale. Pas besoin de construire de nouveaux l’immeuble (m)das Gebäudeimmeubles pour augmenter la tailleder Umfangla taille du le parc immobilierder Wohnungsbestandparc immobilier. Il existe 217 immeubles de bureaux inoccupé,ehier: leerinoccupés, soit 800 000 m² de surface disponible. La mairie a promis de transformer au moins 250 000 m² de ces bureaux vides en logements dans les années à venir. Mais le temps pressedie Zeit drängtle temps presse. Les conséquences de la crise du logement se font déjà sentir : de moins en moins de médecins généralistes s’installent à Paris à cause du coût de l’immobilier. Si rien n’est fait, la ville ne sera plus habitée que par... les touristes !

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    Dieser Beitrag stammt aus der Zeitschrift Écoute 11/2017. Die gesamte Ausgabe können Sie in unserem Shop kaufen. Natürlich gibt es die Zeitschrift auch bequem und günstig im Abo.

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