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    Bretagne : sur les pas du commissaire Dupin

    FACILE
    Écoute 3/2021
    Concarneau
    Von Jean-Paul Dumas-Grillet

    Depuis quelques années, on assiste à une augmentation considérable du nombre de touristes allemands sur le littoraldie Küstele littoral breton, notammentinsbesonderenotamment les côtes du Finistère, et plus spécialement encore, dans la ville de Concarneau. La la particularitédie Besonderheitparticularité de ces touristes, c’est qu’ils n’ont pas de guide à la main, mais un roman. À l’origine de cette nouvelle la quêtedie Suchequête touristique, un seul homme, l’auteur du roman, lui aussi allemand, mais qui s’est fait connaître sous le pseudonyme fleurer bon qcnach etw. riechenfleurant bon le le goémonder Tanggoémon de Jean-Luc Bannalec.

    Un illustre le patronymeder Familiennamepatronyme

    Né en 1966 à Bonn, Bannalec est encore adolescent quand il découvre la Bretagne à travers un roman de Gustave Flaubert, Voyage en Bretagne. Le voyage littéraire se poursuivreweitergehense poursuit avec Le Chien jaune, de Georges Simenon, dont l’action se déroulersich abspielense déroule à Concarneau. Quelques années plus tard, il se rend dans le Finistère et tomber sous le charmein den Bann geratentombe sous le charme du département le plus à l’ouest de France, la dernière terre française avant l’Amérique.

    En fait, Bannalec ne s’appelle pas encore Bannalec, mais Jörg Bong. Pendant une vingtaine d’années, la Bretagne imprégnerprägenimprègne Bong qui se métamorphoser ensich verwandeln inse métamorphosera en Bannalec au moment de coucher qc sur qcetw. auf etw. niederschreibencoucher un nom sur la couverture de son premier roman, Bretonische Verhältnisse (Un été à Pont- Aven), en 2012. Bong prend le nom d’un petit village de Cornouaille, « Bannalec ». À son le hérosdie Titelfigurhéros, il donne le prénom de l’écrivain Simenon, « Georges », et le patronyme d’Auguste Dupin, un personnage d’Edgar Poe. Bannalec et Georges Dupin naissent donc conjointementzusammenconjointement. Et d’ailleurs, ne sont-ils pas, au fondim Grunde genommenau fond, un seul et même homme ?

    Le le polarder Krimipolar armoricain,earmorikanisch; Armorika: keltische Bezeichnung für die Bretagnearmoricain de Jean-Luc Bannalec remporter un succèsErfolg habenremporte un succès considérable. « Le premier roman est paru en Allemagne en mars 2012, et dès l’été 2012, la la fréquentationdie Besucherzahlenfréquentation allemande a augmenté de 12 % par rapport àim Vergleich zupar rapport à 2011, rappelle Pauline de l’office de tourisme de Concarneau. Et en 2013, ça a augmenté de 53 %. Aujourd’hui, on peut dire que la fréquentation allemande triplersich verdreifachena triplé à Concarneau depuis 2011. » L’l’impact (m)die Auswirkungimpact sur le tourisme est impressionnant. Les commerçants et les hôteliers se frottersich reibense frottent les mains. Les huit titres qui suivront Un été à Pont-Aven dévorerverschlingensont dévorés par près de 500 000 lecteurs allemands, avec un l’engouement (m)die Begeisterungengouement immodéré,emaßlosimmodéré. Grâce aux traductions dans une quinzaine de langues étrangères, le public s’internationalise : des Français, des Américains, des Tchèques débarquerlanden, ankommendébarquent dans le Finistère. L’l’adaptation (f)hier: die Verfilmungadaptation des best-sellers de Jean-Luc Bannalec à la télévision accroîtresteigernaccroît encore le nombre de visiteurs. « L’impact des téléfilms est encore plus important, ajoute Pauline. Le deuxième téléfilm dont l’l’intrigue (f)die Handlungintrigue se déroulerspielense déroule sur l’archipel
    des Glénan, avec des images superbes de sable blanc et d’eau bleu lagon a eu un impact médiatique très fort. Et quasiment tous les Allemands qui passent ici veulent aller aux Glénan. »

    Bretagne Karte

    La Bretagne, un personnage à part entièreeigenständigà part entière

    Si les romans de Jean-Luc Bannalec se réduisaient à de simples l’énigme (f) policièredas Krimirätselénigmes policières, leur succès ne serait sans doute pas aussi grand. Mais Bannalec a ajouté un élément fondamental à ses histoires : la Bretagne. Elle y est tellement présente qu’on peut la considérer comme le le personnage principaldie Hauptfigurpersonnage principal des romans, bien plus que Dupin qui ne fait que la parcourirdurchfahrenparcourir au gré dehier: im Laufeau gré de ses enquêtes. Bannalec ne dit-il pas, d’ailleurs, que c’est la Bretagne qui écrit ses livres ?

    À chaque page se révélersich zeigense révèle la connaissance profonde, intime, minutieuse qu’il a de ce pays. Il en connaît par coeur les le rivagedas (Meeres)Uferrivages, les îles, les le sentier de contrebandeder Schmugglerpfadsentiers de contrebande, les la landedie Heidelandes mystérieuses, tout comme les villes et les villages. Il les a longuement contemplés, il s’imprégner de qcetw. auf sich wirken lassens’en est imprégné. Il s’est aussi instruit des les coutumes (f)die Bräuchecoutumes de l’Armorique, et ses légendes n’ont pas de secret pour lui. happé,eerfasst, weggerissenHappé, le lecteur le suit, s’immergereintauchens’immerge. Il voit la lumière bretonne dont Bannalec célèbre si souvent ll’éclat (m)der Glanz, das Leuchtenéclat incomparable (« Dupin n’avait jamais vu autant de lumière qu’en Bretagne »). Une célébration qui peut occuper quelques lignes ou plusieurs pages, entre la découverte d’un cadavre ou l’l’interrogatoire (m)die Befragunginterrogatoire d’un le suspectder Verdächtigesuspect. L’enquête du commissaire Dupin peut bien attendre – et d’ailleurs Dupin n’est pas le dernier à s’accorder un moment de le répitdie Atempauserépit pour jouir de cet éblouissant spectacle.

    Les romans de Bannalec sont des guides à l’intérieur desquels se déroule une enquête palpitante. Un peu à la manière d’un Jules Verne, Bannalec instruit également son lecteur tout en lui racontant une histoire. L’histoire de Bretagne, les le contedie Geschichtecontes, l’art, les techniques de pêche ou le problème des algues vertes, les coutumes, la gastronomie… Tout y est expliqué. On referme toujours un livre de Bannalec avec une meilleure connaissance de la Bretagne qu’au moment où on l’a ouvert. Et l’envie d’aller vérifier sur place les l’attrait (m)der Reizattraits de ce pays, vanté,egepriesenvanté avec tant de passion par l’auteur, devient alors une évidence pour ses lecteurs.

     

     

    Concarneau, le le décordie Kulissedécor parfait

    La première étape de ce le pèlerinagedie Pilgerreisepèlerinage sur les pas de qnauf js Spurensur les pas du commissaire Dupin est Concarneau. C’est dans cette petite ville située sur la côte Atlantique du Finistère que le commissaire Dupin a été muté après avoir maille à partir avec qnmit jm aneinandergeratenavoir eu maille à partir avec ses supérieurs parisiens. Avec les les remparts (m)die Stadtmauernremparts en granit de sa Ville clos,egeschlossenclose bâtie au XVe siècle qui s’avancer survordringen in Richtungs’avance sur la mer, ses la maison à pans de boisdas Fachwerkhausmaisons à pans de bois, son port de pêche et ses plages lumineuses, Concarneau remplir toutes les casesalle Voraussetzungen erfüllenremplit toutes les cases de la cité touristique idéale. Toutefois, c’est vers un restaurant, L’Amiral, que les fans de Dupin se dirigeront pour commencer. C’est ici le le QG (quartier général)das HauptquartierQG du commissaire, l’endroit où il se ressourcerneue Energie tankense ressource. « La vue de L’Amiral suffit à métamorphoser l’humeur de Dupin », note Jean-Luc Bannalec. pour la petite histoiream Rande bemerktPour la petite histoire, L’Amiral est déjà mentionné dans un policier, Le Chien jaune, de Georges Simenon. Dupin y a sa table réservée, toujours au même endroit. Les touristes le découvrent tel qu’il est décrit par Bannalec. Ils y repérerentdeckenrepèrent immédiatement la table du commissaire et espèrent secrètement y être placés. Comme Dupin, ils commandent et dégustergenießen, essendégustent la fameuse entrecôte-frites XXL, plat désormaisnunmehrdésormais le plus demandé à L’Amiral. Jean-Luc Bannalec est aussi un l’habitué (m)der Stammgasthabitué des lieux. Les plus le chanceuxdas Glückskindchanceux assisteront peut-être à son déjeuner ou le verront travailler. Autres spots « dupiniens » très couru,egut besuchtcourus à Concarneau, la Maison de la presse – où les fans pourront acheter le légendaire petit le carnet de notesdas Notizheftcarnet de notes rouge Clairefontaine du commissaire –, et l’atelier de Valérie Le Roux, une céramiste deux fois citée dans les romans de Bannalec.

    Pont-Aven, cité des peintres

    À une vingtaine de kilomètres de là, Pont-Aven fournir le décor deKulisse sein füra fourni le décor de la première enquête du commissaire Dupin, Bretonische Verhältnisse (Un été à Pont-Aven). Déjà connue pour abriterbeherbergenavoir abrité la fameuse école de peinture dont Gauguin et Sérusier faisaient partie, la petite ville a vu le nombre de ses touristes augmenter depuis la la parutiondas Erscheinenparution du roman. Il leur faudra un peu de la persévérancedie Beharrlichkeitpersévérance avant de dénicherausfindig machendénicher le lieu du crime : l’Hôtel central. En effet, une fois n’est pas coutumeeinmal ist keinmalune fois n’est pas coutume, Bannalec n’a pas obtenu le droit de citer cet hôtel dans son roman. Il rebaptiserumbenennena donc rebaptiserumbenennenrebaptisé l’hôtel réel, « Les Ajoncs d’Or » en « Hôtel central ».

     

    Pont-Aven

     

    Douarnenez, l'île de Sein, l’archipel des Glénan ou la forêt de Brocéliande : Dans le numéro 3/21 d'Écoute, nous partons à la découverte de la Bretagne du commissaire Dupin. Nous rencontrerons aussi son interprète Pasquale Aleardi et Mathias Lösel, le producteur de la série.

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